Toutes sur Scène, le festival à la programmation 100% féminine

Le 19 septembre prochain, le rideau se lèvera sur Toutes sur Scène. Le Théâtre du Châtelet accueillera la première édition de ce nouveau rendez-vous engagé et fédérateur, porté par une programmation 100 % féminine. Gratuit et pensé pour être accessible au plus grand nombre, l'événement est organisé en partenariat avec Radio Nova, HerStory et Live Me If You Can. Un festival qui entend mettre à l'honneur les femmes qui façonnent les industries musicales.

Dans un secteur où les inégalités persistent, les chiffres du Centre national de la musique (CNM) en témoignent. En 2025, seuls 10 % des droits de la SACEM ont été reversés à des femmes entre 2019 et 2023, tandis qu'un écart de salaire de 21 % persiste entre techniciens et techniciennes du spectacle vivant non subventionné. C'est de ce constat qu'est née Toutes sur Scène. Une initiative imaginée par Charlotte Haroug et Lionel Martin avec pour toile de fond, une même interrogation : pourquoi le mouvement #MeToo, symbole de la libération de la parole féminine, a-t-il si peu transformé les pratiques et les représentations dans l'industrie musicale ? Plutôt qu'un manifeste, les deux fondateurs ont choisi de faire de la scène leurs leitmotiv : un espace de dialogue, de rencontres et de transmission…Déployé en trois espaces, chacun dédié à un temps fort de la journée.

©TOUTES SUR SCÈNE

La bande-son d'une génération

À l'affiche, sept artistes de la nouvelle scène francophone aux écritures traversées par les grandes préoccupations de leur génération. Solann, révélation féminine des Victoires de la musique 2025 explore l'amour, l'injustice et la condition féminine à travers une écriture aussi poétique que puissante. Lauréate de la même cérémonie, Yoa fait de la pop un terrain d'expression où se mêlent santé mentale, identité et récits intimes. Avec son rap introspectif, Juste Shani aborde la confiance en soi et l'émancipation, tandis que Camille Yembe brouille les frontières entre pop, électro, rap et chanson française. À leurs côtés, Asfar Shamsi, Kalika, Zélie et Myra complètent cette programmation aux esthétiques multiples. Ensemble, elles dessinent le portrait d'une scène francophone plurielle, portée par des regards singuliers sur le monde contemporain. Point d'orgue de cette journée, le concert de clôture investira la Grande Salle du Théâtre du Châtelet de 20 h à 22 h, précédé d'un cocktail meet & greet organisé de 18h45 à 19h30.

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La parole en partage

Le concert n'en sera que l'aboutissement. Dès 14h, podcasts, tables rondes et espaces de rencontres rythmeront la journée jusqu'à 18h45. Enregistrés en public au Salon Nijinski, les podcasts offriront un espace pour mettre des mots sur les réalités vécues par les femmes et nourrir une réflexion collective. Journalistes, autrices et militantes engagées animeront ces échanges. Anna Toumazoff ouvrira le dialogue autour des cercles d'entraide avec Tunnel. Rokhaya Diallo mettra en lumière les parcours encore invisibilisés dans En bonne voix. Lauren Bastide explorera les conditions pour créer sans s'épuiser avec Folie Douce, tandis que Victoire Tuaillon s'interrogera sur le rôle des alliés et les différentes façons de s'engager. Au Grand Foyer, tables rondes, networking, speed-meetings et temps d'écoute prolongeront ces discussions. Modérées par Chloé Thibaud, les tables rondes seront consacrées à l'entrepreneuriat féminin, aux réseaux d'entraide et à la place des femmes dans les métiers techniques de la musique. Une écoute de l'album d'Uèle Lamore, proposée par Bang & Olufsen, ainsi que plusieurs rencontres succinctes organisées par Les Femmes s'en mêlent viendront prolonger les échanges et favoriser la mise en réseau des professionnelles du secteur.

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L'ensemble de la programmation fera l'objet d'une captation vidéo afin de prolonger les échanges bien au-delà du 19 septembre. Reste désormais à investir les lieux. Gratuit et ouvert à toutes et à tous, Toutes sur Scène ouvrira sa billetterie le mardi 25 août à 11 heures.

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